Méthode Guitare : Apprendre avec un Vrai Prof
Ce que 39 ans d’expérience, le GIT Hollywood et des centaines d’élèves m’ont appris sur l’enseignement de la guitare.
Ce que le GIT Hollywood m’a appris
Au Guitar Institute of Technology à Hollywood, on avait accès à des dizaines de profs, chacun avec sa spécialité. Mais on avait aussi un mentor personnel qui nous suivait pour s’assurer qu’on assimilait bien les bases nécessaires.
Et chaque session commence par une guitare accordée — utilise l’accordeur guitare gratuit pour ne pas polluer ton oreille dès le départ.
Chaque semaine, les matières avançaient en parallèle : un cours sur les accords, un sur les gammes, un sur la théorie, un cours de session en ensemble, du solfège rythmique et de la lecture, de l’entraînement de l’oreille, et des cours spécialisés dans différents styles de musique. Plus beaucoup de temps pour s’entraîner.
Ça fait énormément de matière à digérer. L’école de jazz pousse assez loin — et c’est justement là que j’ai compris quelque chose de fondamental pour l’enseignement.
Cette approche structurée, progressive, avec un accompagnement personnel — c’est exactement ce que j’ai voulu recréer avec Xav Guitar Lab. Pas une école de jazz. Quelque chose de plus ciblé, plus pratique, plus adapté à ce que les guitaristes veulent vraiment jouer.
Musicien ≠ Professeur de musique
Un excellent musicien n’est pas forcément un bon prof. Et un bon prof n’est pas forcément un virtuose. Ce sont deux métiers différents.
Le musicien sait faire. Le professeur sait transmettre. Il sait identifier ce qui bloque chez un élève, trouver le bon angle d’explication, doser la difficulté, et surtout — donner les bonnes étapes dans le bon ordre.
Après 39 ans à enseigner et à jouer professionnellement, j’ai appris que le talent pédagogique se développe au contact des élèves. Chaque question, chaque blocage, chaque « ah, j’ai compris ! » m’a appris quelque chose sur la façon d’enseigner.
C’est pour ça que la méthode ABCD n’est pas sortie d’un livre. Elle est née de milliers d’heures passées face à des guitaristes qui voulaient improviser mais ne savaient pas par où commencer. J’ai observé les mêmes blocages, encore et encore, et j’ai construit la méthode pour les résoudre un par un.
Le vrai problème des guitaristes autodidactes
La plupart de mes élèves ne manquent pas de passion. Ils jouent depuis des années. Ils connaissent des morceaux, des riffs, des solos entiers appris sur des tablatures.
Mais ils ne comprennent pas ce qu’ils jouent.
Ils sont condamnés à reproduire verbatim des plans, des rythmiques, des licks. Ils ne peuvent pas les adapter, les modifier, les combiner. Dès qu’on enlève la tablature, c’est le vide.
Pourtant, la musique c’est tellement plus que ça. C’est un langage. Et comme tout langage, il ne suffit pas d’apprendre des phrases par cœur — il faut comprendre la grammaire pour pouvoir construire ses propres phrases.
La bonne nouvelle ? La passion est déjà là. Il ne manque pas grand-chose pour arriver à improviser avec cohérence et à s’exprimer librement. Et c’est là que ça devient vraiment fun — parce qu’on ne manque plus jamais de choses à jouer. Il suffit de lancer un backing track et de commencer à s’exprimer.
39 ans condensés en méthode ABCD
Au GIT, le programme couvrait tout — y compris des matières jazz très poussées. Mais avec l’expérience, je me suis rendu compte que la plupart de mes élèves étaient intéressés par le rock, le blues, le funk, la pop ou le hard rock.
J’ai donc condensé les matières pour garder ce qui est vraiment indispensable, en touchant au minimum au jazz. Le but n’est pas de jouer du jazz, mais de comprendre quels éléments de ce style sont présents dans les autres — et surtout de comprendre les racines de la musique, comme les trois accords du blues par exemple.
Le résultat, c’est la méthode ABCD — quatre piliers qui couvrent tout ce dont un guitariste a besoin :
- Analyser (Bloc A) — L’harmonie et la théorie. Comprendre pourquoi les accords vont ensemble, comment les progressions fonctionnent. C’est l’alphabet du musicien.
- Bâtir (Bloc B) — La rythmique. Le solfège rythmique, la main droite dans le rock, le funk, le blues. Parce que les meilleures idées mélodiques ne valent rien sans une bonne articulation rythmique.
- Colorer (Bloc C) — Les gammes et les modes. Savoir exactement quelle gamme utiliser sur quel accord. 30 gammes indispensables, pas des centaines.
- Déployer (Bloc D) — Le phrasé et l’expression. Bends, vibratos, hammer-on, pull-off, slides. Faire parler ta guitare avec âme et caractère.
Je me concentre sur les matières qui donnent de bonnes fondations et qui permettent de débloquer le jeu. Tout le reste — reprendre des morceaux, apprendre des tabs de solos — les élèves peuvent le faire par eux-mêmes. Mais sans ces fondations, ils jouent sans comprendre.
Les 30 gammes indispensables
Pour pouvoir improviser, il ne suffit pas de connaître quelques positions de gammes sur le manche. Il faut surtout savoir quelle gamme utiliser sur quel accord. C’est là que les bases de théorie et d’harmonie deviennent essentielles.
J’ai sélectionné 30 gammes et arpèges indispensables — pas des centaines. Si tu maîtrises ces 30, en principe tu peux improviser sur n’importe quel type de rock, de blues, de funk ou de pop.
Pour chacune, je fournis un backing track « vamp » — un seul accord qui tourne en boucle. Ça te permet d’explorer la couleur de chaque gamme sans te soucier des changements d’accords. Tu apprends à distinguer les modes à l’oreille, à comprendre les intervalles qui donnent leur caractère unique.
La théorie par l’oreille, pas par les livres
Pour moi, la théorie c’est du chinois tant que l’oreille n’est pas ouverte.
On peut apprendre toutes les règles du monde dans un livre — intervalles, degrés, modes, cadences. Mais tant qu’on ne ressent pas ces sons, tant qu’on ne distingue pas les couleurs harmoniques à l’oreille, la théorie reste abstraite et inutile.
C’est là-dessus que je mets l’accent. Chaque concept théorique est immédiatement relié à un son, à un backing track, à une sensation. Tu ne mémorises pas « le mode dorien a une tierce mineure et une sixte majeure » — tu entends la couleur du dorien et tu la reconnais quand elle apparaît dans une chanson.
Je continue à développer des modules interactifs, comme celui pour l’entraînement de l’oreille. L’objectif c’est toujours le même : ressentir les couleurs avant de comprendre la théorie.
30 minutes par jour suffisent
J’ai compris quelque chose d’important au fil des années : avec les bonnes bases et une demi-heure de pratique par jour, si on le fait tous les jours, les progrès peuvent être énormes après quelques semaines.
Le secret ce n’est pas des sessions de 3 heures le week-end. C’est la régularité. 30 minutes concentrées, avec un objectif clair, chaque jour. Les doigts développent leur mémoire musculaire, l’oreille s’affine progressivement, et les connexions se créent naturellement.
La méthode ABCD est conçue pour ça. Chaque exercice est ciblé, chaque backing track a un objectif précis. Pas de temps perdu à chercher quoi travailler — tu sais exactement où tu en es et quelle est la prochaine étape.
Sortir de l’isolement — jouer avec les autres
C’est peut-être l’aspect le plus sous-estimé de l’apprentissage de la guitare. La plupart des guitaristes jouent seuls dans leur coin. Ils n’osent pas rejoindre un jam, former un groupe ou simplement jouer avec un ami, parce qu’ils ne se sentent pas prêts.
Et pourquoi ? Parce que sans les bases d’harmonie, on ne sait pas communiquer musicalement. On ne comprend pas ce que les autres jouent. On ne peut pas proposer d’idées. On a peur de se tromper.
Apprendre les bonnes fondations, c’est sortir de cet isolement. L’harmonie, c’est l’alphabet du musicien — et ça vaut pour communiquer avec un batteur, un bassiste, un clavier aussi. Quand tout le monde parle le même langage, la musique décolle.
Au fil des années, j’ai organisé des rencontres entre mes élèves. Des petits groupes se sont formés et ils ont joué ensemble pendant des années. C’est la plus belle récompense pour un prof — voir ses élèves monter sur scène avec confiance, pas parce qu’ils ont mémorisé des tablatures, mais parce qu’ils comprennent la musique.
C’est pour ça que RiffCrew existe. C’est une communauté où tu n’es jamais seul. Tu poses tes questions, tu partages tes progrès, tu échanges avec d’autres guitaristes qui suivent le même parcours. C’est le premier pas pour sortir de l’isolement.
Une méthode vivante qui grandit avec toi
La méthode ABCD n’est pas figée dans un livre. Je continue chaque semaine à ajouter des leçons et à les organiser dans les sections de la communauté, pour qu’il y ait une progression logique et que chaque exercice ait vraiment sa place.
J’ai découvert quelque chose de précieux : en répondant aux questions de mes élèves, j’isole de nouveaux éléments qui deviennent des matières de cours. Chaque question est une opportunité de créer un exercice dont tout le monde pourra profiter.
La plupart des élèves ne manquent pas d’idées mélodiques — la mélodie est assez naturelle, ça vient tout seul. Mais il faut développer une bonne rythmique pour pouvoir articuler ces phrases. Je couvre ça aussi, dans le Bloc B.
Mon objectif c’est d’arriver à quelque chose de toujours plus concis et efficace. Donner les bonnes étapes pour aller de A à B, de B à C, de C à D. Et continuer à développer des outils interactifs — l’entraînement de l’oreille, les backing tracks, les exercices ciblés — pour que chaque minute de pratique compte.
J’encourage aussi mes élèves à apprendre tout ce qu’ils peuvent par eux-mêmes : regarder des vidéos YouTube, piquer des chansons, mais surtout — jouer avec d’autres musiciens. La méthode ABCD te donne les fondations. Ce que tu construis dessus, c’est ton style.
Prêt à découvrir la méthode ?
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